Cinq ans déjà...
Et tout de même quelques traces laissées derrière.
04 janvier 2008
05 mars 2007
01 février 2007
Bis repetita
Je m'en reviens, une fois de plus, des terres de la vache noire, qui rumine et m'envoie paître.
Je m'en reviens, une fois de plus, des terres de la vache noire, qui rumine et m'envoie paître.
21 janvier 2007
L'histoire de Bernard
"Les gars parlaient du syndicat
ou des matches de football
ou bien ils parlaient d'leur famille
et des projets de vacances
Quand ils parlaient des femmes
j'entendais leurs rires énormes
qui découpaient l'atmosphère
enfumée de gauloises"
C'est fou comme une phrase simple écrite au passé convoque immédiatement la nostalgie.
On ne parle plus guère du syndicat (surtout au singulier), très peu des femmes - et on n'en rit plus. Quant à l'atmosphère enfumée, elle a vécu - chez les gens propres et bien élevés que nous sommes.
Tout fout le camp, donc (sauf le football et les vacances - et encore !). Mais ce n'est pas d'aujourd'hui : Charlélie Couture écrivait ça il y a vingt ans.
"Les gars parlaient du syndicat
ou des matches de football
ou bien ils parlaient d'leur famille
et des projets de vacances
Quand ils parlaient des femmes
j'entendais leurs rires énormes
qui découpaient l'atmosphère
enfumée de gauloises"
C'est fou comme une phrase simple écrite au passé convoque immédiatement la nostalgie.
On ne parle plus guère du syndicat (surtout au singulier), très peu des femmes - et on n'en rit plus. Quant à l'atmosphère enfumée, elle a vécu - chez les gens propres et bien élevés que nous sommes.
Tout fout le camp, donc (sauf le football et les vacances - et encore !). Mais ce n'est pas d'aujourd'hui : Charlélie Couture écrivait ça il y a vingt ans.
13 janvier 2007
Premiers pas de nouveau
Le risque serait de n'être revenu que pour un bref tour de piste, puis reparti.
J'ai fait un petit tour des environs ; ceux qui écrivaient en 2003 écrivent toujours aujourd'hui. Quoi ? Je n'en sais trop rien - pas le temps d'aller y voir de plus près pour l'instant.
J'avais quelques craintes, pour ceux qui m'étaient, à un titre ou un autre, vraiment importants. Ils sont bien toujours là, à quelques exceptions près - j'y reviendrai. J'ai pris du retard. Il va falloir que j'aille lire tout ça - tant de choses ont dû arriver en tant de jours.
Pour moi, il n'y a pas de raison de me dire qu'il ne m'est rien arrivé. Pas moins de souvenirs, pas moins d'émotion, de sentiments ces dernières années que les années précédentes. Ce qui change, peut-être, c'est de partager ces émotions.
Moins observateur, je suis peut-être moins attentif. C'est ça qu'il faut corriger. Redevenir léger. Garder les habitudes mais quitter les petites manies et leurs semelles de plomb. Retrouver de quoi rêver et, au fait, se rappeler comment rêver.
Le risque serait de n'être revenu que pour un bref tour de piste, puis reparti.
J'ai fait un petit tour des environs ; ceux qui écrivaient en 2003 écrivent toujours aujourd'hui. Quoi ? Je n'en sais trop rien - pas le temps d'aller y voir de plus près pour l'instant.
J'avais quelques craintes, pour ceux qui m'étaient, à un titre ou un autre, vraiment importants. Ils sont bien toujours là, à quelques exceptions près - j'y reviendrai. J'ai pris du retard. Il va falloir que j'aille lire tout ça - tant de choses ont dû arriver en tant de jours.
Pour moi, il n'y a pas de raison de me dire qu'il ne m'est rien arrivé. Pas moins de souvenirs, pas moins d'émotion, de sentiments ces dernières années que les années précédentes. Ce qui change, peut-être, c'est de partager ces émotions.
Moins observateur, je suis peut-être moins attentif. C'est ça qu'il faut corriger. Redevenir léger. Garder les habitudes mais quitter les petites manies et leurs semelles de plomb. Retrouver de quoi rêver et, au fait, se rappeler comment rêver.
08 janvier 2007
Quatre et quatre et quatre
Depuis mes premières lignes postées ici, quatre années, quatre jours et quatre heures se sont écoulés. Depuis ma dernière venue, pas mal de temps aussi.
Le monde a changé et j'imagine que l'environnement d'alors, cette "blogosphère" encore petite, n'est plus.
J'avais déjà écrit sur ces blogs délaissés, que chacun, peu à peu, se lassait de scruter, n'ayant plus l'espoir d'y voir quelque mouvement. Pourtant, après deux ans presque d'absence, j'ai envie de revenir, de retrouver quelques ombres peut-être - et d'écrire.
Il m'a fallu faire un peu de ménage, supprimer les quelque deux mille messages qui attendaient dans la boîte aux lettres de ce Temporel que je redeviens.
Messages insensés : je ne croyais pas connaître autant de Deborah, je n'imaginais pas que l'on me proposerait un jour autant de montres de luxe, que l'on m'inviterait au casino, que mon pénis pourrait devenir plus grand, plus large, plus dur, plus mieux, que je gagnerais tant de millions, de milliards en aidant un milliardaire corrompu ou incompris, en investissant dans le pétrole, en travaillant à domicile, en regardant des filles sur mon écran...
Parmi toutes ces belles propositions, un message seulement que j'ai sauvé : d'un qui a lu ces pages et s'imagine un lointain parent.
Aujourd'hui, de nouveau, douze messages, des vœux de je ne sais qui, des images de je ne sais quoi.
Qu'importe, je suis revenu.
Depuis mes premières lignes postées ici, quatre années, quatre jours et quatre heures se sont écoulés. Depuis ma dernière venue, pas mal de temps aussi.
Le monde a changé et j'imagine que l'environnement d'alors, cette "blogosphère" encore petite, n'est plus.
J'avais déjà écrit sur ces blogs délaissés, que chacun, peu à peu, se lassait de scruter, n'ayant plus l'espoir d'y voir quelque mouvement. Pourtant, après deux ans presque d'absence, j'ai envie de revenir, de retrouver quelques ombres peut-être - et d'écrire.
Il m'a fallu faire un peu de ménage, supprimer les quelque deux mille messages qui attendaient dans la boîte aux lettres de ce Temporel que je redeviens.
Messages insensés : je ne croyais pas connaître autant de Deborah, je n'imaginais pas que l'on me proposerait un jour autant de montres de luxe, que l'on m'inviterait au casino, que mon pénis pourrait devenir plus grand, plus large, plus dur, plus mieux, que je gagnerais tant de millions, de milliards en aidant un milliardaire corrompu ou incompris, en investissant dans le pétrole, en travaillant à domicile, en regardant des filles sur mon écran...
Parmi toutes ces belles propositions, un message seulement que j'ai sauvé : d'un qui a lu ces pages et s'imagine un lointain parent.
Aujourd'hui, de nouveau, douze messages, des vœux de je ne sais qui, des images de je ne sais quoi.
Qu'importe, je suis revenu.
11 avril 2005
08 mars 2005
28 janvier 2005
17 janvier 2005
Le goût amer de l'archive
C'est terminé. On m'a fait savoir que les petites choses que j'ai abandonnées ici et là depuis des années ne seront plus conservées avec bienveillance. Au pilon les vieux papiers, au feu les souvenirs dont je ne ferai jamais rien.
C'est tout de même triste ce manque d'espace.
C'est terminé. On m'a fait savoir que les petites choses que j'ai abandonnées ici et là depuis des années ne seront plus conservées avec bienveillance. Au pilon les vieux papiers, au feu les souvenirs dont je ne ferai jamais rien.
C'est tout de même triste ce manque d'espace.
10 janvier 2005
Inconstance avouée est-elle à moitié pardonnée ?
Je sais bien que j'exagère. Disparaître pendant des mois puis ne revenir l'année suivante que pour parler des épineux. Sans même les bons vœux de circonstance, ni même l'apitoiement sur les misères du monde.
C'est à croire que ne m'intéressent plus ni mes amis anciens ni le sort de l'humanité - à laquelle j'aurais auparavant soustrait deux personnes. La vie a de ces façons de se ralentir - qui font que parfois les observateurs, si bienveillants soient-ils, trouveront le temps long, un peu trop.
Le 4 janvier, si j'en appelle à mes souvenirs, n'évoque rien de bien précis avant 2003. Ce jour-là, cette année-là, j'écrivais les premiers mots (archivés depuis) sur ce "blog". Inconstant parce que je n'avais pas toujours le temps, ni non plus (ni surtout) l'envie d'écrire chaque jour, de décrire chaque chose qui arrivait - parce qu'aussi il n'arrivait parfois rien - j'ai cependant gardé fidélité à l'adresse, ce que peu font dans ce monde.
Je n'ai pas la manie des déménagements, virtuels ou non. Depuis mon arrivée à Paris - il y a quatorze ans maintenant - je n'ai connu que peu de murs (souvent proches les uns des autres). Je préfère peut-être, finalement, l'errance à la bohème. Changer de vie (changer sa vie ferait plus modeste) n'implique pas de changer de lieu - il arrive que l'on fasse, à tort, semblant de le croire. Il suffit parfois de prendre d'autres directions lorsque l'on franchit la porte.
Ne plus sortir du tout ne semble, en revanche, pas une bonne solution. Ne plus écrire ici non plus - même si l'essentiel se passe ailleurs (comme pour tout le monde), même si l'essentiel ne peut plus se passer ici. Ce qui n'empêche pas ceux qui viennent me lire ici d'être bien réels et d'exister, si peu nombreux soient-ils. Je leur souhaite une bonne année 2005.
Je sais bien que j'exagère. Disparaître pendant des mois puis ne revenir l'année suivante que pour parler des épineux. Sans même les bons vœux de circonstance, ni même l'apitoiement sur les misères du monde.
C'est à croire que ne m'intéressent plus ni mes amis anciens ni le sort de l'humanité - à laquelle j'aurais auparavant soustrait deux personnes. La vie a de ces façons de se ralentir - qui font que parfois les observateurs, si bienveillants soient-ils, trouveront le temps long, un peu trop.
Le 4 janvier, si j'en appelle à mes souvenirs, n'évoque rien de bien précis avant 2003. Ce jour-là, cette année-là, j'écrivais les premiers mots (archivés depuis) sur ce "blog". Inconstant parce que je n'avais pas toujours le temps, ni non plus (ni surtout) l'envie d'écrire chaque jour, de décrire chaque chose qui arrivait - parce qu'aussi il n'arrivait parfois rien - j'ai cependant gardé fidélité à l'adresse, ce que peu font dans ce monde.
Je n'ai pas la manie des déménagements, virtuels ou non. Depuis mon arrivée à Paris - il y a quatorze ans maintenant - je n'ai connu que peu de murs (souvent proches les uns des autres). Je préfère peut-être, finalement, l'errance à la bohème. Changer de vie (changer sa vie ferait plus modeste) n'implique pas de changer de lieu - il arrive que l'on fasse, à tort, semblant de le croire. Il suffit parfois de prendre d'autres directions lorsque l'on franchit la porte.
Ne plus sortir du tout ne semble, en revanche, pas une bonne solution. Ne plus écrire ici non plus - même si l'essentiel se passe ailleurs (comme pour tout le monde), même si l'essentiel ne peut plus se passer ici. Ce qui n'empêche pas ceux qui viennent me lire ici d'être bien réels et d'exister, si peu nombreux soient-ils. Je leur souhaite une bonne année 2005.
03 janvier 2005
08 novembre 2004
En marge
Je n'ai du temps que parce que je traîne.
J'en ai profité pour compléter la petite liste des films que j'ai vus au cinéma depuis 1991 jusqu'à aujourd'hui ; la liste est incomplète, bien sûr, sinon ce ne serait pas amusant. J'ai passé quelques heures à fouiller dans mes agendas, mémoire de mes temps heureux et moins heureux.
Je n'ai du temps que parce que je traîne.
J'en ai profité pour compléter la petite liste des films que j'ai vus au cinéma depuis 1991 jusqu'à aujourd'hui ; la liste est incomplète, bien sûr, sinon ce ne serait pas amusant. J'ai passé quelques heures à fouiller dans mes agendas, mémoire de mes temps heureux et moins heureux.
